Laurent Craste, porcelaine, art contemporain, sculpture, photographie

La série des vases déformés traduit en actes la fureur exprimée précédemment dans une vidéo, qui montrait l'artiste en train de piocher la terre. Elle met aussi au jour la tension inhérente à toute production requérant un grand savoir-faire : la part de rejet qui sont ici portés à leur point ultime. Un "accident" sciemment provoqué change l'apparence du vase : sali, graffité, piétiné, fendu, cloué au mur, il subit les pires traitements, tout en restant reconnaissable. Cette violence spécifique est bien celle du créateur, puique la négation absolue de la pièce, son éclatement en morceaux, n'a pas été "mise en oeuvre".

 

Pascale Beaudet

Le travail de la photographie me permet d’explorer une autre facette de l’objet décoratif de collection, celle du rapport au corps à travers la relation obsessive, voire fétichiste à l’objet. Par exemple, au sujet de l’œuvre Triptyque de L’Adoration, exposée pour la première fois en 2012 à la galerie SAS, puis au Musée des Beaux-arts de Montréal l’année suivante, j’écrivais :

 

Quand la saine appréciation et la noble admiration de l'objet d'art basculent vers une obsession maniaque, une idolâtrie grotesque, un fétichisme pathétique; c'est cela, le Triptyque de l’Adoration : l’image, dans un miroir déformant jusqu'à la caricature, d'une passion dégénérée.

Laurent Craste, porcelaine, art contemporain, sculpture, dessin

Le travail du dessin, qu’il prenne la forme d’esquisses préparatoires, d’explorations formelles ou d’études de représentation, vient autant en prélude qu’en prolongement du travail sculptural.

© 2013 Laurent Craste

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